Jessica Bathelier
Avocate à Dijon
 
 
 

Jessica Bathelier, avocate à Dijon

Les 5 clés pour une séparation sereine

Droit de la famille

Il y a peu, j’ai eu la chance de pouvoir animer un live Instagram avec Alexandrine Barba, conseillère conjugale et familiale. Le thème de ce live était le suivant : les cinq clés pour une séparation réussie.

 

Je pars de l’hypothèse d’un couple qui divorce ou se sépare en ayant des enfants en commun. Mais bien entendu, ces conseils sont tout à fait adaptables à des situations de séparation sans enfant.

 

Cet article est l’occasion d’une synthétiser nos recommandations. Je vous invite à aller voir, ou revoir, le live en question !

Se focaliser sur l’intérêt de l’enfant : le phare de toutes les décisions

Qu’on adopte une approche psychologique ou juridique de la séparation, c’est bel et bien la première clé à prendre en compte. La loi favorise toujours l’intérêt de l’enfant en le prenant en considération. Il est donc important d’ériger ce principe au premier rang pour une séparation réussie.

Le couple conjugal doit, lors de la séparation, se réinventer pour devenir un couple parental. Placer l’intérêt de l’enfant en premier lieu peut être difficile, car on ressort souvent blessé d’une séparation, et l’on est donc centré sur soi-même. Ce n’est donc pas toujours un exercice facile, mais il est crucial d’essayer de passer au-dessus du couple conjugal passé, pour se tourner vers l’avenir de la relation des parents autour de l’enfant.

Dans cette perspective, prioriser votre enfant peut être un bon moyen de fédérer, d’inscrire les discussions dans un but commun, et de s’accorder au mieux.

En somme, l’intérêt de l’enfant doit être votre phare ; celui qui vous permettra de mener sereinement votre séparation.

La communication : prendre son temps sans la négliger

Elle est primordiale à tous les stades d’une relation, mais encore plus lors de la séparation !

En effet, sans une bonne communication, vous risquez d’avoir du mal à installer un cadre pérenne pour votre relation coparentale.

Si la communication est rompue, chacun va alimenter le conflit de son côté, ce qui mènera sans doute à des blocages plus importants encore.

Il n’est pas question de dire que la communication est chose aisée. Mais n’oubliez pas qu’il existe diverses formes de communication, et que ces dernières peuvent évoluer avec le temps ! Par exemple, rétablir la communication par écrit peut être un bon premier pas.

Lorsque vous vous sentirez ensuite prêt à une confrontation avec l’autre, vous pourrez envisager la communication verbale.

Finalement, le plus important, c’est de prendre votre temps dans ce processus. Il ne faut pas vous précipiter.

Le conseil d’Alexandrine Barba, pour y voir plus clair, est de coucher sur le papier toutes vos émotions, afin de pouvoir les transmettre avec plus de clarté et de recul. Cet exercice tout simple peut vous aider à mieux vous comprendre, et de fait, à mieux vous faire comprendre !

L’organisation : travailler sur ce point

C’est à ce moment-là, lorsque l’on commence à s’interroger sur la future organisation, que l’on a tendance à consulter l’avocat dans le but de connaître ses droits, puis de fixer les différentes modalités organisant, par exemple, le droit de garde, de visite… Consulter un professionnel (que ce soit un avocat pour le côté juridique, ou un psychologue pour l’accompagnement émotionnel) est un bon moyen de connaître ses possibilités, d’explorer toutes les éventualités. Ce n’est pas pour autant qu’il faut se précipiter : rien ne vous empêche de mettre en place une « phase test » sur différents points, afin de trouver l’organisation qui vous convient le mieux. Par la suite, vous pourrez façonner l’organisation idéale pour vous.

Il sera alors temps de formaliser cette nouvelle organisation dans une convention qui pourra ensuite être homologuée par le Juge aux Affaires Familiales.

Fixer un cadre est très important : il vous sécurisera pour l’avenir. Même si les relations sont au beau-fixe aujourd’hui, elles ne le seront peut-être plus demain. Il est important de faire en sorte que vos limites soient respectées de manière durable. C’est ainsi que vous adopterez une organisation adaptée.

Le processus de deuil de la séparation : accueillir ses émotions

Ce processus de deuil permettra d’aboutir à une communication plus fluide. On passe par plusieurs étapes : le déni, la colère, le marchandage (une remise en question), puis la tristesse. Cette étape est cruciale : quand on accepte la tristesse, cela signifie qu’on commence à accepter la séparation. Et donc, que l’on prend le recul nécessaire pour mieux analyser la situation !

Accueillez vos émotions : vous ne pourrez pas y échapper, alors autant essayer de travailler sur ces phases afin de les appréhender au mieux ! Vous n’en ressortirez que plus fort.

Vous verrez que ce cheminement aidera toute la famille : vos enfants aussi le ressentiront.

Ce n’est qu’à l’issue de ces différentes vagues d’émotion que vous pourrez construire une nouvelle relation stable autour de votre nouvelle relation de coparentalité.

Le processus de deuil n’est pas linéaire. Il est propre à chacun et deux individus ayant vécu une situation similaire pourront pourtant subir des deuils très différents. N’essayez pas de faire rentrer votre situation dans un cadre trop figé.

Bien connaître le processus du deuil est important ; cela vous permettra de mieux comprendre les émotions que vous traversez. Vous serez également plus à même de comprendre l’autre.

L’accompagnement par un tiers : être épaulé

La reconstruction d’une nouvelle forme de relation peut passer par l’accompagnement d’un tiers professionnel. Ce dernier, par sa neutralité, pourra vous aider à fixer vos limites respectives, ainsi qu’un cadre pour l’avenir.

L’intervention d’un tiers peut permettre de mettre les émotions sur la table, de donner à chacun la reconnaissance qu’il mérite. Lorsque l’on se sent reconnu dans ses besoins ou dans ses émotions, tout devient tout de suite plus simple.

Admettre que l’on a besoin d’aide n’est pas une marque de faiblesse, au contraire : c’est une grande maturité. Vous vous en féliciterez plus tard !

Voici donc les cinq clés d’une séparation sereine. Il n’y a, bien sûr, pas de recette magique ou universelle… Mais il y a des ingrédients qui ne pourront que vous aider à traverser cette épreuve de la séparation plus sereinement.

Ce qu’il faut retenir : prendre le temps de s’écouter soi-même, et d’écouter l’autre, mais aussi et surtout : ne pas perdre de vue l’intérêt de l’enfant.

Enfin, n’hésitez jamais à consulter des professionnels dans ce type de situation. Ils sont formés pour vous accompagner, et faire appel à eux ne devrait susciter chez vous aucune gêne ou honte : de la même façon que l’on consulte un médecin si on est malade, on peut consulter dans le cadre d’une séparation !

Reprendre en main votre vie ne vous empêche pas de le faire tout en étant accompagné.

Vous êtes en pleine séparation ? Maître Jessica Bathelier vous accompagne dans cette épreuve. Pour connaître ses services, réservez votre appel découverte gratuit.

 

Synthèse rédigée par Kelly Jeanniard, étudiante en droit


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